Les vacances sont déjà là ou bientôt là. Pour certains, c'est l'occasion de s'étendre au soleil ou à l'ombre et d'attendre, en ne faisant rien (farniente).
Pour moi, c'est l'occasion de "me défaire du reste de l'année" et de me plonger dans des livres, avec le même plaisir que celui que je trouve aussi, parfois, à plonger dans une eau tiède et turquoise.
A ce propos je me permets de vous signaler quelques unes de mes dernières lectures que j'ai beaucoup appréciées et qui sont d'actualité lorsqu'on part en vacances ou qu'on s'apprête à y partir.
Les Editions Transboréal en partenariat avec Baladéo (vendeur d’accessoires pour balades) ont eu la bonne idée de publier depuis quelques mois une collection baptisée "Petite philosophie du voyage". "Cette collection donne la parole à des auteurs qui, ayant un sujet à cœur, sont à même d’apporter sur lui des éléments de réflexion assortis d’expériences personnelles. Sont abordés aussi bien des points de vue sur le voyage – les motivations du départ, l’écriture –, des modes de déplacement – marche, train, canoë –, des pratiques sportives – alpinisme, arts martiaux – ou artistiques – aquarelle, photographie.". Dans cette collection, j'ai lu et beaucoup aimé deux titres dont j'espère que les autres titres de la collection sont à l'image de ces deux-là :
- "L'appel de la route. Petite mystique du voyageur en partance" de Sébastien Jalade
- "La poésie du rail. Petite apologie du voyage en train" de Baptiste Roux.
Ce dernier titre m'a fait penser à la série documentaire "Des trains pas comme les autres" réalisée par François Gall et Bernard d'Abrigeon, diffusée à la télévision depuis 1991 et qu'on peut retrouver en DVD.
Le livre "Petite collection de paysages" de Pierre Gilloire paru aux Editions L'Arpenteur est un petit bijou de géographie personnelle. En voici le texte de la quatrième de couverture :
"Nous roulons depuis des heures. La route n'en finit pas d'arriver nulle part. La chaussée est de plus en plus dégradée, le monde moderne est derrière nous, les poteaux télégraphiques ont disparu. Le paysage est fait de bandes horizontales superposées ayant chacune son grain et sa couleur. Un sol où domine le végétal, une herbe dont les nuances varient du vert acidulé au vert amande. Un horizon de steppe d'où émergent des collines isolées. Décor changeant... Ce matin, cet archipel flottait sur un coussin de brume. Le temps, pour moi, de prendre quelques photos, et la vapeur s'est dissipée... Ici et là, le minéral reprend l'avantage, la pelouse cède la place à de vastes étendues caillouteuses que le soleil réchauffe au fil de la journée. L'air grésille. On ne sait trop d'où a surgi cette nappe scintillante qui vient d'apparaître. Un lac salé aux rives blanchies, ou peut-être un mirage ? En fait, l'un et l'autre parfaitement accordés, deux strates fines comme des lames, l'une argentée, l'autre bleutée. Au-dessus, le ciel est ourlé de quelques cumulus. Inatteignable, le mirage se dissout comme la brume du matin. Les lignes sont épurées, le relief est usé, comme adouci. Un paysage serein, sans lignes brisées, sans fioritures, presque abstrait. Rien ne bouge, sinon les nuages et leur ombre glissant sur le terrain..."
En lisant ces quelques lignes, on pense inévitablement à d'autres écrivains qui ont précédé Pierre Gilloire dans ce genre de géographies personnelles, et pour lesquels les paysages et ce qu'ils peuvent inspirer comme pensée et sentiment, révèlent avant tout notre rapport au monde : Julien Gracq bien sûr, mais aussi Dino Buzatti, Ernst Jünger, Claude Simon, Julien Green, Gil Jouanard, Pierre Sansot, et bien d'autres.
Pour les amateurs de récits de voyages, le temps est peut-être venu de lire ou relire Paul Morand, Nicolas Bouvier, Victor Segalen, J-M.G. Le Clézio, Bruce Chatwin, Jack London, Georges Pérec, Jean Grenier, Francisco Coloane, Michel Le Bris, tous héritiers de leurs ancêtres (souvent voyageurs) que furent entre autres Hérodote, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, Stendhal, Marcel Proust, Pierre Loti, Joseph Conrad, Blaise Cendrars, et de quelques poètes, bijoutiers de notre regard sur le monde, comme Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Jean Follain, Émile Verhaeren, Léon Paul Fargue, Eugène Guillevic, René-Louis des Forêts, Kenneth White, Claude Roy et tant d'autres.
Le temps des vacances c'est, paraît-il, le temps de faire le vide en soi. Pour ma part, c'est plutôt le temps de faire le plein : de lectures, de voyages, de rencontres. Rimbaud a écrit "La vraie vie est ailleurs". Je suis souvent tenté de le croire. La géographie sert d'abord à voyager et les cartes sont les passeports de nos rêves. Les vacances cela peut être aussi le temps de laisser de côté les cartes qui envahissent de plus en plus l'Internet, nos téléphones mobiles et nos GPS pour nous faire dessiner d'autres cartes, celles de nos pas, guidés par la recherche d'un ailleurs, surtout s'il est illusoire.
"Sais-tu si nous sommes encore loin de la mer ?" : tel est le titre d'une oeuvre de poésie de Claude Roy, tel pourrait être un questionnement permanent dans notre quête de l'ailleurs. Il paraît qu'on finit toujours par retourner vers la mer...
Bonnes vacances et bonnes lectures.
lundi 6 juillet 2009
dimanche 5 juillet 2009
Pouvoir des images, pouvoir sur le monde
Dans son un article paru dans la rubrique "Essais" du journal Le Monde daté du 2 juin 2009, David Zerbib rend compte de l'ouvrage de W.J.T. Mitchell intitulé "Iconologie. Image, texte, idéologie" paru dans la collection "Penser/croiser" aux éditions "Les Prairies Ordinaires" .
Mitchell, professeur de littérature et d'histoire de l'art à l'Université de Chicago, est considéré comme l'un des représentants des "visual studies" nées aux Etats-Unis dans les années 80 pour aborder les images en sciences humaines, en marge de l'esthétique ou de l'histoire de l'art, et révéler le regard comme construction politique.
Dans son ouvrage, Mitchell s'intéresse davantage à l'idée d'"imagerie" en tant que telle qu'à l'"identité matérielle des images". Se situant à la frontière entre l'image et le langage, le livre de Mitchell affirme que, contrairement au mot, "l'image est le signe qui prétend ne pas être un signe, qui se déguise afin de se faire passer (et, aux yeux du croyant, il y parvient en effet) pour une immédiateté naturelle et une présence". La question de base pour Mitchelle est "Comment transforme-t-on les images et l'imagination qui les produit en pouvoirs dignes de croyance et de respect ?".
S'intéressant aux systèmes de pouvoir et de valeur, c'est-à-dire à l'idéologie qui soutend notre rapport aux images, Mitchell fonde une "iconologie" (ou science des images) qui se veut une "psychologie politique des icônes" mais aussi une "étude du conflit entre ceux qui défendent la vérité des images et ceux qui la pourfendent comme illusion". Rejetant l'illusion de tout projet prétendant "purger le monde de ses images", Mitchell affirme l'existence d'"hypericônes", c'est-à-dire de "représentations imaginaires qui structurent nos modes de connaissance". Poursuivant sa démonstration, Mitchell affirme que "le regard moderne" repose sur une confiance "aveugle" en des images supposées "naturelles" ou scientifiquement "vraies", lui permettant ainsi de se dévouer à l'"idôle d'une raison conquérante, proclamant la transparence du réel, alors qu'elle est elle-même ethnocentrée". Mitchell est donc un fin observateur "des rapports de pouvoir qui se nichent dans nos regards", surtout quand ceux-ci s'en remettent de plus en plus à des regards prétendument objectifs et universels. Mitchell ne propose pas un autre modèle ni une autre croyance. Il n'a comme projet de recherche que de pointer et révéler les mécanismes sous-jacents de nos regards modernes.
Partant de l'analyse de Mitchell, comment ne pas penser aux images du monde que sont les cartes et les images spatiales (satellitaires et aériennes) dont regorge notre monde aujourd'hui ?
Ainsi, lorsque Mitchell écrit "On ne comprend un tableau qu'une fois saisie la manière dont il montre ce qui ne peut être vu", on ne peut que transposer cette analyse aux images du monde, surtout lorsqu'on voit une "couverture imaginée" (au sens de couverture par des images) systématique du monde que sont les images spatiales des sites de cartographie en ligne ou des globes virtuels. Comme c'est le cas devant une affiche publicitaire, nous pensons contempler les images spatiales alors que nous sommes sous l'emprise d'une puissante représentation. L'ouvrage de Mitchell qui date de 1986, trouve une étonnante actualité avec la "googlomapisation du monde", c'est-à-dire la mise en cartes et images du monde par Google. Les cartes, mais surtout les images spatiales de Google (et de tous les autres), donnent à voir le monde avec des images qui prétendent à une totale objectivité alors que ces images sont une construction de notre regard contemporain sur le monde. Journaux télévisés, reportages, films, publicités, et même, transposés dans le domaine de l'écrit, romans et bandes dessinées, s'approprient ces images du monde et nous les imposent de plus en plus comme la seule image objective et scientifique possible du monde réel, dans une sorte d'"entreprise iconologique totalisante". Toute image est porteuse d'une idéologie et donc d'une tentative de prise de pouvoir sur les regards portés sur ces images. Il ne s'agit pas ici d'une posture un peu simpliste de dénonciation du "Big brother is watching you" de 1984 de George Orwell, mais seulement d'identifier ce qui se cache derrière les images du monde, en termes de pouvoir sur le monde et les individus auxquels ces images sont de plus en plus présentés au point de tendre vers un risque de "saturation visuelle" de nos regards sur le monde. A trop voir le monde, on risque de ne plus pouvoir le discerner ni l'observer.
Mitchell, professeur de littérature et d'histoire de l'art à l'Université de Chicago, est considéré comme l'un des représentants des "visual studies" nées aux Etats-Unis dans les années 80 pour aborder les images en sciences humaines, en marge de l'esthétique ou de l'histoire de l'art, et révéler le regard comme construction politique.
Dans son ouvrage, Mitchell s'intéresse davantage à l'idée d'"imagerie" en tant que telle qu'à l'"identité matérielle des images". Se situant à la frontière entre l'image et le langage, le livre de Mitchell affirme que, contrairement au mot, "l'image est le signe qui prétend ne pas être un signe, qui se déguise afin de se faire passer (et, aux yeux du croyant, il y parvient en effet) pour une immédiateté naturelle et une présence". La question de base pour Mitchelle est "Comment transforme-t-on les images et l'imagination qui les produit en pouvoirs dignes de croyance et de respect ?".
S'intéressant aux systèmes de pouvoir et de valeur, c'est-à-dire à l'idéologie qui soutend notre rapport aux images, Mitchell fonde une "iconologie" (ou science des images) qui se veut une "psychologie politique des icônes" mais aussi une "étude du conflit entre ceux qui défendent la vérité des images et ceux qui la pourfendent comme illusion". Rejetant l'illusion de tout projet prétendant "purger le monde de ses images", Mitchell affirme l'existence d'"hypericônes", c'est-à-dire de "représentations imaginaires qui structurent nos modes de connaissance". Poursuivant sa démonstration, Mitchell affirme que "le regard moderne" repose sur une confiance "aveugle" en des images supposées "naturelles" ou scientifiquement "vraies", lui permettant ainsi de se dévouer à l'"idôle d'une raison conquérante, proclamant la transparence du réel, alors qu'elle est elle-même ethnocentrée". Mitchell est donc un fin observateur "des rapports de pouvoir qui se nichent dans nos regards", surtout quand ceux-ci s'en remettent de plus en plus à des regards prétendument objectifs et universels. Mitchell ne propose pas un autre modèle ni une autre croyance. Il n'a comme projet de recherche que de pointer et révéler les mécanismes sous-jacents de nos regards modernes.
Partant de l'analyse de Mitchell, comment ne pas penser aux images du monde que sont les cartes et les images spatiales (satellitaires et aériennes) dont regorge notre monde aujourd'hui ?
Ainsi, lorsque Mitchell écrit "On ne comprend un tableau qu'une fois saisie la manière dont il montre ce qui ne peut être vu", on ne peut que transposer cette analyse aux images du monde, surtout lorsqu'on voit une "couverture imaginée" (au sens de couverture par des images) systématique du monde que sont les images spatiales des sites de cartographie en ligne ou des globes virtuels. Comme c'est le cas devant une affiche publicitaire, nous pensons contempler les images spatiales alors que nous sommes sous l'emprise d'une puissante représentation. L'ouvrage de Mitchell qui date de 1986, trouve une étonnante actualité avec la "googlomapisation du monde", c'est-à-dire la mise en cartes et images du monde par Google. Les cartes, mais surtout les images spatiales de Google (et de tous les autres), donnent à voir le monde avec des images qui prétendent à une totale objectivité alors que ces images sont une construction de notre regard contemporain sur le monde. Journaux télévisés, reportages, films, publicités, et même, transposés dans le domaine de l'écrit, romans et bandes dessinées, s'approprient ces images du monde et nous les imposent de plus en plus comme la seule image objective et scientifique possible du monde réel, dans une sorte d'"entreprise iconologique totalisante". Toute image est porteuse d'une idéologie et donc d'une tentative de prise de pouvoir sur les regards portés sur ces images. Il ne s'agit pas ici d'une posture un peu simpliste de dénonciation du "Big brother is watching you" de 1984 de George Orwell, mais seulement d'identifier ce qui se cache derrière les images du monde, en termes de pouvoir sur le monde et les individus auxquels ces images sont de plus en plus présentés au point de tendre vers un risque de "saturation visuelle" de nos regards sur le monde. A trop voir le monde, on risque de ne plus pouvoir le discerner ni l'observer.
samedi 4 juillet 2009
Cartographie des radars et des accidents de la route
A l'occasion du premier week-end des grands départs en vacances, la Sécurité Routière s'attend à une affluence massive d'automobilistes sur les routes de France.
Depuis plusieurs années le nombre tués et d'accidentés de la route ne cesse de diminuer. Comment ne pas s'en réjouir ? Pour les spécialistes, cela est très certainement dû, pour une grande part, au renforcement de la politique de contrôle par radars automatiques qui ont fleuri le long des routes, surtout depuis le début des années 2000.
Les radars fixes sont déjà largement cartographiés, que ce soit sur des sites Internet ou dans les systèmes GPS embarqués dans les véhicules d'aide à la navigation routière. La Sécurité Routière elle-même fournit toutes les informations sur les radars fixes et
La Sécurité Routière fournit également des informations sur la répartition des radars mobiles par départements. Mais cette dernière information n'est pas suffisante pour les automobilistes eux-mêmes puisque la localisation des radars mobiles ou temporaires n'y est pas indiquée.
J'ai vu hier à la télévision un reportage sur les systèmes d'alertes et de la cartographie dite "collaborative" des radars routiers, qui visent à compléter l'information déjà disponible sur les radars fixes, par une information délivrée "en temps réel" par les automobilistes pour les radars mobiles ou temporaires.
Ainsi, le système AlerteGPS propose aux automobilistes équipés de ce système d'envoyer une alerte vers les autres automobilistes pour leur signaler tout radar temporaire ou mobile. Aussitôt un radar signalé, cette information est diffusée par satellite ou GPRS/UMTS vers les bases de données du dispositif puis aussitôt rediffusée en temps quasi-réel à tous les autres automobilistes équipés du même système GPS. Ces derniers voient alors apparaître une alerte GPS sur leur équipement dès qu'ils sont à proximité du radar ainsi signalé. Mais l'ajout d'un nouveau radar peut se faire aussi depuis le site Internet de la société dont voici ici le résultat dans l'interface cartographique :

Un autre système GPS, Coyote, propose un dispositif similaire baptisé Mini Coyote:

Ce système, qui se veut "le seul avertisseur GPS de radars fixes et mobiles" (voire...) fonctionne sous forme d'abonnement. Il permet lui aussi aux automobilistes qui en sont équipés, de signaler tout radar mobile ou temporaire et de diffuser cette information en temps quasi-réel par GSM aux autres automobilistes équipés du même dispositif et s'étant acquittés de leur abonnement.
Le site Radars-mobiles.fr propose également une cartographie des radars fixes et mobiles s'appuyant sur Goole Maps qui permet une recherche par département, par route et par commune. "Les informations contenues sur le site proviennent soit d'un repérage sur le terrain, soit d'une contravention reçue par un internaute. Vous aussi vous pouvez participer et enrichir la base de données en soumettant vos emplacements grâce à la rubrique Ajouter."

Le 30 juin dernier, la Ville de Mazamet dans le Tarn, a organisé l'opération "12.000 lumières pour 12.000 vies sauvées sur la route". Cette opération visait à souligner les résultats obtenus en matière de sécurité routière et notamment de diminution du nombre de morts. Le 17 mai 1973, cette même ville de Mazamet avait défrayé la chronique avec l'opération "Mazamet, rayée de la carte", organisée avec la Prévention routière. Au cours de cette opération, des milliers de personnes s'allongèrent dans les rues de la ville. L'année précédente, 16 170 personnes avaient trouvé la mort sur les routes et la population de Mazamet comptait à cet époque 16 171 habitants. Pendant quinze minutes, les habitants de Mazamet s'étaient couchés, silencieux et immobiles, pour illustrer cette hécatombe. Ce fut le lancement de deux slogans devenus célèbres : "une ceinture pour la vie" et "au volant, la vue c'est la vie".

(Copyright Prévention routière)
On peut retrouver sur le site de l'INA quelques images de cette opération dans l'émission "FEUX CROISES" du 26 septembre 1973 :
Les années suivantes, le nombre de morts avait commencé une diminution quasi-régulière comme l'indique ce graphique du nombre annuel de tués dans les accidents de la route sur le réseau national, disponible ici sur le site de la Sécurité Routière :
(Source Sécurité Routière)
J'ai tenté de mettre en image autrement ce qu'avait été l'opération de 1973 de Mazamet en utilisant le petit bonhomme de Google Maps, Pegman, et en le représentant couché à raison d'un pour 100 tués de la route de l'époque.

Aujourd'hui, en France, le nombre annuel de tués de la route s'élève à environ 4200 personnes, soit 12000 vies sauvées depuis 1973, d'où l'opération de Mazamet du 30 juin dernier. Voilà une autre façon de représenter les résultats obtenus, toujours en le mettant en image pour la Ville de Mazamet qui, vue du ciel, pourrait ressembler à cela, en utilisant le même Pegman, mais debout cette fois-ci, pour symboliser les vies sauvées (un Pegman pour 100 vies sauvées).

La Préfecture de Police de Paris a mis en place une cartographie de l'accidentologie cumulée (2006/2007/2008) de la capitale par arrondissements ainsi que pour le boulevard périphérique.
Cette cartographie en ligne permet aussi de découvrir les carrefours et sections de voies les plus accidentogènes.

(Copyright Préfecture de Police de Paris)
Il existe de nombreuses autres cartographies sur Internet de l'accidentologie des routes françaises. L'information existe et elle est maintenant de mieux en mieux diffusée, notamment sous forme cartographique.
Si vous prenez la route aujourd'hui, bonnes vacances mais surtout soyez prudents !
Depuis plusieurs années le nombre tués et d'accidentés de la route ne cesse de diminuer. Comment ne pas s'en réjouir ? Pour les spécialistes, cela est très certainement dû, pour une grande part, au renforcement de la politique de contrôle par radars automatiques qui ont fleuri le long des routes, surtout depuis le début des années 2000.
Les radars fixes sont déjà largement cartographiés, que ce soit sur des sites Internet ou dans les systèmes GPS embarqués dans les véhicules d'aide à la navigation routière. La Sécurité Routière elle-même fournit toutes les informations sur les radars fixes et

La Sécurité Routière fournit également des informations sur la répartition des radars mobiles par départements. Mais cette dernière information n'est pas suffisante pour les automobilistes eux-mêmes puisque la localisation des radars mobiles ou temporaires n'y est pas indiquée.
J'ai vu hier à la télévision un reportage sur les systèmes d'alertes et de la cartographie dite "collaborative" des radars routiers, qui visent à compléter l'information déjà disponible sur les radars fixes, par une information délivrée "en temps réel" par les automobilistes pour les radars mobiles ou temporaires.
Ainsi, le système AlerteGPS propose aux automobilistes équipés de ce système d'envoyer une alerte vers les autres automobilistes pour leur signaler tout radar temporaire ou mobile. Aussitôt un radar signalé, cette information est diffusée par satellite ou GPRS/UMTS vers les bases de données du dispositif puis aussitôt rediffusée en temps quasi-réel à tous les autres automobilistes équipés du même système GPS. Ces derniers voient alors apparaître une alerte GPS sur leur équipement dès qu'ils sont à proximité du radar ainsi signalé. Mais l'ajout d'un nouveau radar peut se faire aussi depuis le site Internet de la société dont voici ici le résultat dans l'interface cartographique :

Un autre système GPS, Coyote, propose un dispositif similaire baptisé Mini Coyote:

Ce système, qui se veut "le seul avertisseur GPS de radars fixes et mobiles" (voire...) fonctionne sous forme d'abonnement. Il permet lui aussi aux automobilistes qui en sont équipés, de signaler tout radar mobile ou temporaire et de diffuser cette information en temps quasi-réel par GSM aux autres automobilistes équipés du même dispositif et s'étant acquittés de leur abonnement.
Le site Radars-mobiles.fr propose également une cartographie des radars fixes et mobiles s'appuyant sur Goole Maps qui permet une recherche par département, par route et par commune. "Les informations contenues sur le site proviennent soit d'un repérage sur le terrain, soit d'une contravention reçue par un internaute. Vous aussi vous pouvez participer et enrichir la base de données en soumettant vos emplacements grâce à la rubrique Ajouter."

Le 30 juin dernier, la Ville de Mazamet dans le Tarn, a organisé l'opération "12.000 lumières pour 12.000 vies sauvées sur la route". Cette opération visait à souligner les résultats obtenus en matière de sécurité routière et notamment de diminution du nombre de morts. Le 17 mai 1973, cette même ville de Mazamet avait défrayé la chronique avec l'opération "Mazamet, rayée de la carte", organisée avec la Prévention routière. Au cours de cette opération, des milliers de personnes s'allongèrent dans les rues de la ville. L'année précédente, 16 170 personnes avaient trouvé la mort sur les routes et la population de Mazamet comptait à cet époque 16 171 habitants. Pendant quinze minutes, les habitants de Mazamet s'étaient couchés, silencieux et immobiles, pour illustrer cette hécatombe. Ce fut le lancement de deux slogans devenus célèbres : "une ceinture pour la vie" et "au volant, la vue c'est la vie".

(Copyright Prévention routière)
On peut retrouver sur le site de l'INA quelques images de cette opération dans l'émission "FEUX CROISES" du 26 septembre 1973 :
Les années suivantes, le nombre de morts avait commencé une diminution quasi-régulière comme l'indique ce graphique du nombre annuel de tués dans les accidents de la route sur le réseau national, disponible ici sur le site de la Sécurité Routière :
(Source Sécurité Routière)
J'ai tenté de mettre en image autrement ce qu'avait été l'opération de 1973 de Mazamet en utilisant le petit bonhomme de Google Maps, Pegman, et en le représentant couché à raison d'un pour 100 tués de la route de l'époque.

Aujourd'hui, en France, le nombre annuel de tués de la route s'élève à environ 4200 personnes, soit 12000 vies sauvées depuis 1973, d'où l'opération de Mazamet du 30 juin dernier. Voilà une autre façon de représenter les résultats obtenus, toujours en le mettant en image pour la Ville de Mazamet qui, vue du ciel, pourrait ressembler à cela, en utilisant le même Pegman, mais debout cette fois-ci, pour symboliser les vies sauvées (un Pegman pour 100 vies sauvées).

La Préfecture de Police de Paris a mis en place une cartographie de l'accidentologie cumulée (2006/2007/2008) de la capitale par arrondissements ainsi que pour le boulevard périphérique.
Cette cartographie en ligne permet aussi de découvrir les carrefours et sections de voies les plus accidentogènes.

(Copyright Préfecture de Police de Paris)
Il existe de nombreuses autres cartographies sur Internet de l'accidentologie des routes françaises. L'information existe et elle est maintenant de mieux en mieux diffusée, notamment sous forme cartographique.
Si vous prenez la route aujourd'hui, bonnes vacances mais surtout soyez prudents !
vendredi 3 juillet 2009
Similar Images du Google Labs
Sur son blog Monde Géonumérique, Thierry Joliveau a récemment présenté ici les résultats obtenus sur des mots-clés et des noms-clés de la géomatique à partir de l'outil Google Trends de Google. Google Trends analyse la fréquence de saisi d'un mot-clé dans le moteur de recherche de Google et fournit des résultats statistiques chronologiques et géographiques, notamment sous forme de graphiques. Cet outil fait partie de ceux développés dans le Google Labs. Quelques essais que j'ai effectués montrent la grande variation des résultats selon l'orthographe des mots saisis, ce qui ne signifie pas pour autant que l'outil est à déconsidérer intégralement.
Il est un autre outil du Google Labs qui m'a intéréssé, c'est Similar Images.
Mieux qu'une explication trop longue, voici la présentation video de l'un des responsables du projet Similar Images de chez Google :
Similar Images permet de rechercher des images en utilisant davantage le contenu des images elles-mêmes que les mots associés aux images. Comme son nom l'indique, Similar Images s'attache à trouver des similitudes dans les images. Google parle plutôt d'utiliser les "similarités visuelles". Suite à une requête, une page de résultats s'affiche comme on peut l'obtenir avec la fonctionnalité "classique" "Recherche d'images" de Google.
Le premier exemple ci-dessous montre les résultats obtenus avec Similar images pour le mot-clé "carte France" :

On peut comparer ce résultat à celui obtenu avec l'outil "classique" de "Recherche d'images" de Google :

Tout comme pour la recherche d'images classique dans Google, les résultats de la requête s'affichent sous la forme de vignettes des images. Il est ensuite possible, à partir des menus déroulants prévus à cet effet situés en haut de la page, de ne choisir que les images d'une certaine taille (petite, moyenne, grande, très grande) ou encore correspondant à un certain type de contenus (actualités, visages, images clipart, dessin au trait, contenu photo), ou encore par couleur dominante parmi les 12 couleurs proposées.
L'intérêt majeur de Similar Images est de proposer, pour certaines des vignettes des résultats obtenus par la requête, un lien "Similar images". Ce lien donne accès à des images considérées comme similaires, qui apparaissent également dans le bandeau supérieur après clic sur une miniature. Cette fonctionnalité peut s'avérer très utile pour faire un tri immédiat parmi les résultats de sa première requête. Ainsi, dans l'exemple ci-dessous apparaissent les résultats pour "Paris" après avoir choisi uniquement les images de plans de Paris suggérés par le lien "Similar images" :

Cela permet d'éviter, notamment, de tomber sur les images de... Paris Hilton...

Mais tout comme Google Trends, Similar Images est très sensible à l'orthographe ou à l'ordre des mots-clés saisis. Ainsi, dans l'exemple ci-dessous, selon que l'on saisit "satellite images" (en haut) ou "images satellite" (en bas), les résultats peuvent être sensiblement différents.

Bien d'autres applications de recherche de contenus existent, que ce soit sur des contenus audio, videos, textuels, etc. comme par exemple TinEye ou encore Voxalead. Google n'a donc pas l'exclusivité de ce genre de fonctionnalité mais on connaît la "force frappe" de la firme de Mountain View lorsqu'elle a décidé d'engager des investissements importants en recherche et développement.
Enfin, comment ne pas s'interroger sur la qualité et la pertinence des résultats qu'on obtient avec "Similar Images" lorsqu'on recherche des "images similaires" de Michael Jackson, l'homme dont l'image du visage n'a cessé de changer tout au long de sa vie...
Il est un autre outil du Google Labs qui m'a intéréssé, c'est Similar Images.
Mieux qu'une explication trop longue, voici la présentation video de l'un des responsables du projet Similar Images de chez Google :
Similar Images permet de rechercher des images en utilisant davantage le contenu des images elles-mêmes que les mots associés aux images. Comme son nom l'indique, Similar Images s'attache à trouver des similitudes dans les images. Google parle plutôt d'utiliser les "similarités visuelles". Suite à une requête, une page de résultats s'affiche comme on peut l'obtenir avec la fonctionnalité "classique" "Recherche d'images" de Google.
Le premier exemple ci-dessous montre les résultats obtenus avec Similar images pour le mot-clé "carte France" :

On peut comparer ce résultat à celui obtenu avec l'outil "classique" de "Recherche d'images" de Google :

Tout comme pour la recherche d'images classique dans Google, les résultats de la requête s'affichent sous la forme de vignettes des images. Il est ensuite possible, à partir des menus déroulants prévus à cet effet situés en haut de la page, de ne choisir que les images d'une certaine taille (petite, moyenne, grande, très grande) ou encore correspondant à un certain type de contenus (actualités, visages, images clipart, dessin au trait, contenu photo), ou encore par couleur dominante parmi les 12 couleurs proposées.
L'intérêt majeur de Similar Images est de proposer, pour certaines des vignettes des résultats obtenus par la requête, un lien "Similar images". Ce lien donne accès à des images considérées comme similaires, qui apparaissent également dans le bandeau supérieur après clic sur une miniature. Cette fonctionnalité peut s'avérer très utile pour faire un tri immédiat parmi les résultats de sa première requête. Ainsi, dans l'exemple ci-dessous apparaissent les résultats pour "Paris" après avoir choisi uniquement les images de plans de Paris suggérés par le lien "Similar images" :

Cela permet d'éviter, notamment, de tomber sur les images de... Paris Hilton...

Mais tout comme Google Trends, Similar Images est très sensible à l'orthographe ou à l'ordre des mots-clés saisis. Ainsi, dans l'exemple ci-dessous, selon que l'on saisit "satellite images" (en haut) ou "images satellite" (en bas), les résultats peuvent être sensiblement différents.

Bien d'autres applications de recherche de contenus existent, que ce soit sur des contenus audio, videos, textuels, etc. comme par exemple TinEye ou encore Voxalead. Google n'a donc pas l'exclusivité de ce genre de fonctionnalité mais on connaît la "force frappe" de la firme de Mountain View lorsqu'elle a décidé d'engager des investissements importants en recherche et développement.
Enfin, comment ne pas s'interroger sur la qualité et la pertinence des résultats qu'on obtient avec "Similar Images" lorsqu'on recherche des "images similaires" de Michael Jackson, l'homme dont l'image du visage n'a cessé de changer tout au long de sa vie...
jeudi 2 juillet 2009
Le géoréférencement du patrimoine culturel en France
Pour fêter ses 50 ans, le Ministère de la Culture a confié à la société Hyptique, (qui a réalisé entre autres les CD-Roms "Terre de villes" édités par Belin et dont j'ai récemment parlé ici), un site internet consacré à cet événement.

(Copyright Ministère de la Culture)
La rubrique "Citoyens de la culture" permet de découvrir une carte de France, utilisant Google Maps, qui localise les photographies de nombreux lieux et événements illustrant le patrimoine culturel national, sous de très nombreuses formes.

(Copyright Ministère de la Culture)
En cliquant sur chacune des icônes, on peut découvrir une photographie et un texte explicatif. J'ai eu le privilège de participer à la phase de tests de cette rubrique et d'y déposer quelques contributions dont celle sur la Maison de Pierre Loti à Rochefort dont j'ai déjà parlé ici.

(Copyright Ministère de la Culture)
Conçu au départ pour permettre à tout internaute de déposer ses propres images et commentaires sur ces lieux du patrimoine culturel, le Ministère de la Culture est revenu à une version moins "participative" de cette rubrique qui aurait permis le géoréférencement spontané d'une grande partie du "patrimoine" français mais avec des problèmes de définition et de droit sur les images et leurs objets, sans parler de l'immense travail de modération des contributions, peut-être sous-estimé initialement. Finalement le Ministère de la Culture a décidé de limiter cette carte du patrimoine à une opération intitulée "Clic ton patrimoine". Il s'agit d'un concours photographique organisé en partenariat avec le Haut comité à la jeunesse entre le 6 et le 24 juillet, et qui doit permettre aux jeunes fréquentant cet été les centres de loisirs de s’initier à la photographie. "Imaginé par Françoise Denoyelle, professeur à l'Institut Louis-Lumière, le concours amènera les participants à se constituer un fonds photographique inspiré de ceux de Noël Le Boyer et Georges Arlaud qui, au XXe siècle, ont sillonné la France avec leur appareil. Ce nouveau corpus photographique né du concours sera versé à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine lors des Journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre.".
Il existe déjà d'autres sites du Ministère de la Culture qui permettent de découvrir le patrimoine culturel par une entrée géographique ou cartographique à partir des bases de données constituées depuis des années comme par exemple la base MERIMEE.
Ainsi le site "Architecture et Patrimoine" propose de découvrir les résultats des travaux de l'Inventaire général du patrimoine culturel, des Monuments historiques, et de la médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine.
Le site "Architecture et Patrimoine" propose un accès géographique aux données de l'Inventaire général du patrimoine dont la base géographique du travail se situe à l'échelle du canton. "Les enquêtes menées sur le terrain par les chercheurs en charge de l'inventaire sont regroupées, à l'intérieur d'un département, par canton puis par ensemble d'édifices ou d'objets, puis par dossiers individuels d'oeuvre"..

(Copyright Ministère de la Culture)
L'accès aux données s'effectue par départements et par communes pour lesquelles on dispose d'une indication sur la nature des données disponibles et consultables en ligne.

(Copyright Ministère de la Culture)
En cliquant sur les photographies anciennes disponibles, on peut découvrir en ligne non seulement le patrimoine photographique mais aussi retrouver des images de lieux ou monuments disparus ou qui existent encore aujourd'hui et qu'on peut comparer alors à des vues actuelles, que ce soit ses propres photographies, celles d'autres disponibles dans Panoramio, ou encore avec les images aériennes ou les vues au sol disponibles dans les différentes sites de cartographie en ligne.

(En haut Vue du Théâtre de Bayonne et de l'Adour début XXème siècle, Copyright Ministère de la Culture- Médiathèque de l'architecture et du patrimoine – Diffusion RMN. En bas, vue prise par moi en 2007 lors des Fêtes de Bayonne)
Bien évidemment, ces quelques exemples illustrés ne prétendent aucunement présenter l'exhaustivité des réalisations et projets en cours du Ministère de la Culture en matière de cartographie et de géoréférencement du patrimoine culturel. En outre, le Ministère de la Culture n'est pas le seul acteur du patrimoine culturel français, puisque les collectivités locales, les associations, et de très nombreuses institutions œuvrent à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel, une valorisation qui passe dorénavant de plus en plus par une présence sur Internet, notamment par une découverte géographique et cartographique.

(Copyright Ministère de la Culture)
La rubrique "Citoyens de la culture" permet de découvrir une carte de France, utilisant Google Maps, qui localise les photographies de nombreux lieux et événements illustrant le patrimoine culturel national, sous de très nombreuses formes.

(Copyright Ministère de la Culture)
En cliquant sur chacune des icônes, on peut découvrir une photographie et un texte explicatif. J'ai eu le privilège de participer à la phase de tests de cette rubrique et d'y déposer quelques contributions dont celle sur la Maison de Pierre Loti à Rochefort dont j'ai déjà parlé ici.

(Copyright Ministère de la Culture)
Conçu au départ pour permettre à tout internaute de déposer ses propres images et commentaires sur ces lieux du patrimoine culturel, le Ministère de la Culture est revenu à une version moins "participative" de cette rubrique qui aurait permis le géoréférencement spontané d'une grande partie du "patrimoine" français mais avec des problèmes de définition et de droit sur les images et leurs objets, sans parler de l'immense travail de modération des contributions, peut-être sous-estimé initialement. Finalement le Ministère de la Culture a décidé de limiter cette carte du patrimoine à une opération intitulée "Clic ton patrimoine". Il s'agit d'un concours photographique organisé en partenariat avec le Haut comité à la jeunesse entre le 6 et le 24 juillet, et qui doit permettre aux jeunes fréquentant cet été les centres de loisirs de s’initier à la photographie. "Imaginé par Françoise Denoyelle, professeur à l'Institut Louis-Lumière, le concours amènera les participants à se constituer un fonds photographique inspiré de ceux de Noël Le Boyer et Georges Arlaud qui, au XXe siècle, ont sillonné la France avec leur appareil. Ce nouveau corpus photographique né du concours sera versé à la Médiathèque de l’architecture et du patrimoine lors des Journées européennes du patrimoine les 19 et 20 septembre.".
Il existe déjà d'autres sites du Ministère de la Culture qui permettent de découvrir le patrimoine culturel par une entrée géographique ou cartographique à partir des bases de données constituées depuis des années comme par exemple la base MERIMEE.
Ainsi le site "Architecture et Patrimoine" propose de découvrir les résultats des travaux de l'Inventaire général du patrimoine culturel, des Monuments historiques, et de la médiathèque de l'Architecture et du Patrimoine.
Le site "Architecture et Patrimoine" propose un accès géographique aux données de l'Inventaire général du patrimoine dont la base géographique du travail se situe à l'échelle du canton. "Les enquêtes menées sur le terrain par les chercheurs en charge de l'inventaire sont regroupées, à l'intérieur d'un département, par canton puis par ensemble d'édifices ou d'objets, puis par dossiers individuels d'oeuvre"..

(Copyright Ministère de la Culture)
L'accès aux données s'effectue par départements et par communes pour lesquelles on dispose d'une indication sur la nature des données disponibles et consultables en ligne.

(Copyright Ministère de la Culture)
En cliquant sur les photographies anciennes disponibles, on peut découvrir en ligne non seulement le patrimoine photographique mais aussi retrouver des images de lieux ou monuments disparus ou qui existent encore aujourd'hui et qu'on peut comparer alors à des vues actuelles, que ce soit ses propres photographies, celles d'autres disponibles dans Panoramio, ou encore avec les images aériennes ou les vues au sol disponibles dans les différentes sites de cartographie en ligne.

(En haut Vue du Théâtre de Bayonne et de l'Adour début XXème siècle, Copyright Ministère de la Culture- Médiathèque de l'architecture et du patrimoine – Diffusion RMN. En bas, vue prise par moi en 2007 lors des Fêtes de Bayonne)
Bien évidemment, ces quelques exemples illustrés ne prétendent aucunement présenter l'exhaustivité des réalisations et projets en cours du Ministère de la Culture en matière de cartographie et de géoréférencement du patrimoine culturel. En outre, le Ministère de la Culture n'est pas le seul acteur du patrimoine culturel français, puisque les collectivités locales, les associations, et de très nombreuses institutions œuvrent à la protection et à la valorisation du patrimoine culturel, une valorisation qui passe dorénavant de plus en plus par une présence sur Internet, notamment par une découverte géographique et cartographique.
mercredi 1 juillet 2009
Deux Tours de France assez différents
Du samedi 4 au dimanche 26 juillet 2009 aura lieu le 96ème Tour de France 2009, qui comprendra 21 étapes pour une distance d’environ 3 500 kilomètres.
Comment résister à l'envie de vous montrer l'animation vidéo cartographique du parcours qui sera suivi cette année par les coureurs et la caravane :
Sur le site officiel de la "Grande Boucle", le parcours du Tour 2009 est reproduit sur une carte en relief dans les teintes jaunes, couleur du maillot du vainqueur oblige.

(Copyright A.S.O.)
La carte du Tour a même été reproduite sur un tee-shirt "INDISPENSABLE!" (à 20€ quand même... Map is money).

(Copyright A.S.O.)
Les tracés de chacune des étapes donne lieu à des illustrations cartographiques qui s'appuient sur une cartographie GEOATLAS comme par exemple ci-dessous pour la première étape Monaco--> Monaco :

(Copyright A.S.O.)
Des profils en long sont également proposés :

(Copyright A.S.O.)
Vous trouverez ici le fichier .kml qui permet de suivre le Tour dans Google Earth, étapes par étapes. Bien sûr, le parcours a aussi été reproduit sur Google Maps dans son ensemble...

... et étape par étape :

Il existe aussi une version en Flash ici :

Personnellement, depuis plusieurs années, ma préférence va à un autre Tour de France : le "Tour de France par deux enfants", un livre de lecture scolaire d’Augustine Fouillée, dite G. Bruno, publié pour la première fois en 1877 et dont j'ai un exemplaire chez moi que le lis et relis "par étapes".

Cet ouvrage, fut un énorme succès de librairie (8,6 M d'exemplaires vendus) notamment parce qu'il fut "adopté et recommandé pour les bibliothèques scolaires et inscrit sur la liste des ouvrages fournis gratuitement par la Ville de Paris à ses écoles communales"..
On peut trouver ici sur le site des Clionautes un article de Valérie Fossaré, sorte de résumé critique de cet ouvrage, auquel je n'emprunte que les premières lignes :
"A travers la lecture des aventures de deux jeunes orphelins lorrains, dont les âges favorisent un processus d’identification pour des élèves de cycle 3 (Julien a 7 ans) et de collège (André 14 ans), le livre évoque l’histoire de la France à partir de ses "grands personnages" encore étudiés à l’école aujourd’hui (Vercingétorix, Jeanne d’Arc, ...) mais surtout il fournit des informations sur la France du XIXe siècle, entre industrialisation (...) et artisanat plus traditionnel mis en valeur par le récit (...). Il met en scène une société attachée à des valeurs sans cesse rappelées en sous-titres de chapitres (...)".
On peut trouver également ici un article de J. et M. OZOUF "Le Tour de la France par deux enfants, Le petit livre rouge de la République" (in Les lieux de mémoire, livre I : La République, sous la direction de Pierre NORA, Paris, Gallimard, 1984).
On peut trouver ici, gratuitement le texte intégral et les illustrations de plusieurs éditions notamment celles de 1877 et de 1923. Lorsqu'on compare ces deux éditions, il est intéressant de noter la suppression de toute référence à Dieu, à la religion, à ses manifestations, à ses monuments, intervenue à partir de l'édition de 1906, après la promulgation de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.
L'ouvrage comprend une vingtaine de cartes des régions de France parcourus par les deux enfants, listées dans un index des cartes. Un index géographique des noms de lieux mentionnés dans le texte est également disponible.

(Source ici)
Entre cette carte d'un Tour de France, certes d'un autre âge, mais qui était diffusée gratuitement aux enfants, et celle du prochain Tour de France qui coûte 20€ pour sa version imprimée sur tee-shirt, ma préférence va définitivement à la première...
Comment résister à l'envie de vous montrer l'animation vidéo cartographique du parcours qui sera suivi cette année par les coureurs et la caravane :
Sur le site officiel de la "Grande Boucle", le parcours du Tour 2009 est reproduit sur une carte en relief dans les teintes jaunes, couleur du maillot du vainqueur oblige.

(Copyright A.S.O.)
La carte du Tour a même été reproduite sur un tee-shirt "INDISPENSABLE!" (à 20€ quand même... Map is money).

(Copyright A.S.O.)
Les tracés de chacune des étapes donne lieu à des illustrations cartographiques qui s'appuient sur une cartographie GEOATLAS comme par exemple ci-dessous pour la première étape Monaco--> Monaco :

(Copyright A.S.O.)
Des profils en long sont également proposés :

(Copyright A.S.O.)
Vous trouverez ici le fichier .kml qui permet de suivre le Tour dans Google Earth, étapes par étapes. Bien sûr, le parcours a aussi été reproduit sur Google Maps dans son ensemble...

... et étape par étape :

Il existe aussi une version en Flash ici :

Personnellement, depuis plusieurs années, ma préférence va à un autre Tour de France : le "Tour de France par deux enfants", un livre de lecture scolaire d’Augustine Fouillée, dite G. Bruno, publié pour la première fois en 1877 et dont j'ai un exemplaire chez moi que le lis et relis "par étapes".

Cet ouvrage, fut un énorme succès de librairie (8,6 M d'exemplaires vendus) notamment parce qu'il fut "adopté et recommandé pour les bibliothèques scolaires et inscrit sur la liste des ouvrages fournis gratuitement par la Ville de Paris à ses écoles communales"..
On peut trouver ici sur le site des Clionautes un article de Valérie Fossaré, sorte de résumé critique de cet ouvrage, auquel je n'emprunte que les premières lignes :
"A travers la lecture des aventures de deux jeunes orphelins lorrains, dont les âges favorisent un processus d’identification pour des élèves de cycle 3 (Julien a 7 ans) et de collège (André 14 ans), le livre évoque l’histoire de la France à partir de ses "grands personnages" encore étudiés à l’école aujourd’hui (Vercingétorix, Jeanne d’Arc, ...) mais surtout il fournit des informations sur la France du XIXe siècle, entre industrialisation (...) et artisanat plus traditionnel mis en valeur par le récit (...). Il met en scène une société attachée à des valeurs sans cesse rappelées en sous-titres de chapitres (...)".
On peut trouver également ici un article de J. et M. OZOUF "Le Tour de la France par deux enfants, Le petit livre rouge de la République" (in Les lieux de mémoire, livre I : La République, sous la direction de Pierre NORA, Paris, Gallimard, 1984).
On peut trouver ici, gratuitement le texte intégral et les illustrations de plusieurs éditions notamment celles de 1877 et de 1923. Lorsqu'on compare ces deux éditions, il est intéressant de noter la suppression de toute référence à Dieu, à la religion, à ses manifestations, à ses monuments, intervenue à partir de l'édition de 1906, après la promulgation de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat.
L'ouvrage comprend une vingtaine de cartes des régions de France parcourus par les deux enfants, listées dans un index des cartes. Un index géographique des noms de lieux mentionnés dans le texte est également disponible.

(Source ici)
Entre cette carte d'un Tour de France, certes d'un autre âge, mais qui était diffusée gratuitement aux enfants, et celle du prochain Tour de France qui coûte 20€ pour sa version imprimée sur tee-shirt, ma préférence va définitivement à la première...
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