dimanche 21 juin 2009

Les webservices cartographiques à la française : ils ont tout des grands

La possibilité d'utiliser l'API du Geoportail pour accéder aux données du portail de données cartographiques de l'IGN, est désormais bien connu des géomaticiens (surtout français) qui sont à la recherche de webservices cartographiques sur la France.
Mais peut-être que sont moins bien connus d'autres webservices cartographiques "à la française" comme ceux proposés par deux sociétés françaises Cartosphère et Géosignal.
La société Cartosphere, filiale d'ESRI France, propose ici des webservices cartographiques qui permettent d'afficher et de comparer les contenus de six fonds cartographiques en format raster : France Raster, CS Raster Navteq, CS Raster Navteq avec ombrage, CS Raster TeleAtlas, CS Raster TeleAtlas avec ombrage, BD Ortho IGN.

(Copyright Cartosphère, IGN, Navteq, TeleAtlas)
Ces webservices cartographiques sont accessibles selon deux formules de souscription:
- le forfait annuel par utilisateur qui permet à un utilisateur d’accéder sans limite et pendant 1 année à une ou plusieurs collections de données et à les utiliser dans ses applications utilisant des logiciels d'ESRI,
- le crédit d’usage (s'appuyant sur ArcGIS Server) qui permet à un ou plusieurs utilisateurs d’accéder et d’utiliser l’ensemble des contenus disponibles dans les applications utilisant des logiciels ESRI et dans la limite du forfait de crédits.
Le site des webservices de Cartosphère s'appuie sur une application réalisée avec ArcGIS Server.
La couverture de la BD Ortho de l'IGN qui s'appuie sur les couvertures de photographies aériennes de l'IGN, on constate que la couverture aérienne de l'IGN est la même que celle utilisée dans Google Maps, BingMaps et le Geoportail. Ainsi, en observant le Viaduc de Millau que j'ai récemment évoqué ici, on peut constater que la couverture aérienne de l'IGN date de l'époque de la construction des deux premières piles du viaduc soit fin 2002.

(Copyright Cartosphère, IGN, Navteq, TeleAtlas)
Les autres fonds cartographiques, eux, sont plus ou moins précis et à jour selon les échelles, ce qui les fait tenir largement la comparaison avec les autres autres sites de cartographie numérique en ligne.

(Copyright Cartosphère, IGN, Navteq, TeleAtlas)
Le niveau de zoom le plusd étaillé permet de disposer en milieu urbain non seulement du dessin des constructions (maisons, immeubles, etc.), de l'indication des principaux équipements publics, des noms de quartiers mais aussi de la numérotation postale des rues à proximité de chaque croisement de rues.

(Copyright Cartosphère, IGN, Navteq, TeleAtlas)
En zoomant progressivement sur le viaduc de Millau et l'autoroute A75 qui l'emprunte, on peut observer quelques "bizarreries cartographiques", un peu troublantes pour les automobilistes :

(Copyright Cartosphère, IGN, Navteq, TeleAtlas)
Néanmoins, il faut souligner la fluidité et la vitesse d'affichage de ces webservices cartographiques ainsi que la qualité de l'interface qui présente une série d'outils d'une grande simplicité d'usage.

(Copyright Cartosphère)

De son côté, Geosignal propose ici des webservices cartographiques dont on trouvera ici une description. Ce site de webservices cartographiques s'appuie sur MapServer, un outil open source pour construire des sites cartographiques.

(Copyright Geosignal)
Les fonds cartographiques sont issus de levés cartographiques effectués par la société elle-même depuis des années dans son activité d'éditeur cartographique.
Sept échelles cartographiques sont proposées auquel on peut accéder successivement par l'outil-réglette de zoom situé au-dessus de l'espace cartographique ou par la zone de saisie d'une valeur choisie d'échelle de zoom. Une mini-carte de localisation générale permet de resituer à tout moment la zone affichée dans on contexte géographique. Un cadrage par département est également disponible.

(Copyright Geosignal)
L'un des intérêts majeurs des webservices cartographiques de Geosignal est que certains thèmes peuvent être affichés au choix. Ils concernent surtout le domaine des limites administratives et les réseaux routiers. Néanmoins, certains d'entre eux, marqués d'une *, ne sont visibles qu'à partir de l'échelle du 1/500 000 :
- Communes (*)
- Chefs-lieux de communes(*)
- Cantons
- Arrondissements (*)
- Départements
- Régions
- Voirie urbaine (à partir du 200k et 50k)
- Autoroutes
- Axes principaux
- Axes secondaires
- Réseau secondaire (*)
- Routes départementales (*)
- Routes nationales
- Voies privées
- Autres voies de circulation (*)
- Routes à chaussées séparées
- Routes principales
- Routes secondaires
- Rues
- Rues piétonnes
- Bretelles
- Chemins
- Ponts
- Tunnels
Pour les développeurs de sites cartographiques, l'accès à ces webservices cartographiques de Geosignal depuis un logiciel client pouvant lire des flux WMS (ArcGIS 9.1 SP2, JUMP, GAIA, Mapinfo 8, uDig...), s'effectue de façon très simple par l'adresse URL : http://www.geosignal.org/cgi-bin/wmsmap? et on peut s'appuyer sur un document d'aide très bien fait.
De plus il est possible d'accéder à des métadonnées du service Géosignal. Enfin, l'utilisation de ces webservices est totalement gratuit ce qui est un avantage certain.
Pour revenir au viaduc de Millau et à l'autoroute A75 qui l'emprunte, voici comment cet axe autoroutier majeur apparaît dans le webservice cartographique de Geosignal :

(Copyright Geosignal)
On est rassuré de voir l'autoroute traverser de part en part la vallée du Tarn sur la carte comme c'est le cas dans la réalité depuis plus de deux ans.
 
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