Le site Oceanatlas.org propose un site baptisé Atlas des océans en ligne, développé sous l'autorité de UN-Oceans, le mécanisme de coordination inter-agences sur les océans et les thématiques côtières au sein de l'ONU.

Ce site propose plusieurs atlas, cartes interactives et accès à des bases de données documentaires et bibliographiques par des critères géographiques.

Sur son site, l'Organisation Maritime Internationale (OMI ou IMO) propose de très nombreuses ressources documentaires et accès à des bases de données comme celle sur les pollutions accidentelles, mais bien peu de cartes.

Sur chaque accident de pollution marine répertorié, on dispose d'une fiche complète comme dans cet exemple du pétrolier Erika dont l'accident est survenu le 12 décembre 1999 au large des côtés bretonnes.

Peut-être vous souvenez-vous de cet accident. 350 kilomètres de côtes souillés, 200.000 oiseaux morts, les métiers de la mer sinistrés, telles furent les conséquences de la catastrophe de l'Erika.
A l'occasion de l'accident de ce pétrolier, un site collaboratif a été mis en place très rapidement après l'accident de façon à recenser géographiquement les zones de pollution des plages par les hydrocarbures échappés des soutes du pétrolier et de cartographier, plus rapidement que les autorités, l'étendue des dégâts. Une carte collaborative a ainsi été réalisée en s'appuyant sur Internet, et dans des délais beaucoup plus rapides que les autorités n'ont pu le faire.

Le site du Centre de Documentation, de Recherche et d'Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE), créé en 1978 suite au naufrage du navire pétrolier Amoco Cadiz pour améliorer la préparation à la lutte contre les pollutions accidentelles, propose un inventaire de chaque accident recensé par liste alphabétique ou chronologique. Mais il propose aussi un site cartographique des accidents de navires réalisé sur Google Maps.

En cliquant sur chacun des accidents recensés, on peut accéder à une fiche d'information complémentaire comme dans l'exemple de l'Erika.

De son côté, le site de l'IFREMER propose de nombreuses études et cartes sur le suivi des conséquences de pollutions accidentelles sur le milieu marin, notamment des cartes de l'évolution des contaminations en HAP (Hydrocarbure aromatique polycyclique) dans les coquillages. Bien évidemment, le cas de l'Erika est traité.

Le site du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) est particulièrement riche en ressources documentaires de toutes sortes et en sites spécifiques sur les océans et la protection des milieux naturels. Ainsi, le site du World Conservation Monitoring Centre (WCMC) propose de nombreuses informations sur les principales pollutions accidentelles de navires comme celui du pétrolier Prestige en 2002 pour lequel on dispose ainsi d'informations, d'extraits d'images satellitaires et d'une position cartographique précise du pétrolier lors de l'accident ainsi que de l'étendue des nappes d'hydrocarbures répandues dans la mer et sur les côtes, voire des dégâts occasionnés sur le milieu marin.

Cet extrait cartographique provient de l'un des sites de cartographie interactive recensés par le site du WCMC, et baptisés IMAPS (Interactive Map Service). Parmi ces sites IMAPS, celui concernant la Mer Méditerranée se trouve ici :

Le site du Global Resource Information Database (GRID) permet quant à lui d'accéder à de très nombreuses ressources documentaires et publications comme par exemple le rapport annuel de 2006 sur les dégazages illégaux dans les Mers d’Europe qui nous apprend que "Un tiers du trafic maritime mondial des hydrocarbures transite par les eaux européennes. Les pétroliers, mais aussi de nombreux autres navires provoquent de petites à moyennes pollutions d’hydrocarbures à la suite de dégazages illégaux dont environ 3 000 représentent chaque année des événements majeurs dans la région. Les conséquences des rejets continus des transports pétroliers sont plus nocives et plus dévastatrices que celles des marées noires occasionnelles".

Le site de l'"International Tanker Owners Pollution Federation Limited" propose de nombreuses statistiques et rapports ainsi que l'accès à des bases de données sur les marées noires accidentelles de pétroliers depuis 1974. Il propose aussi un site de cartographie en ligne :

Pour prolonger ces divers sites, on trouvera ici une liste de liens vers de très nombreux sites Internet sur les océans.
A l'occasion de la semaine de la mer, la navigatrice Maud Fontenoy, qui s'est vue nommée porte-parole et s’est vue confier par le ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Jean-Louis Borloo, la sensibilisation du grand public, a sauté dans la Seine depuis le pont Alexandre III le 10 juin dernier pour une démonstration d’hélitreuillage en hommage aux sauveteurs de la SNSM qui interviennent souvent lors des oéprations de sauvetage des équipages de navires pétroliers dont les accidents sont à l'origine des pollutions accidentelles évoquées ci-dessus.A noter que le site Internet de la SNSM propose ici une cartographie interactive des stations, antennes et centres de formation de la SNSM en France.

Manifestement, l'idée du Grand Paris regroupant Paris et Le Havre et permettant à la capitale de se considérer désormais comme un port maritime, fait son chemin...

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